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Gliz

21:00

Un jour, une poignée d’années avant Gliz, Florent en a eu assez de jouer de la guitare. Quand une corde a cassé, puis deux, il ne les a pas retenues, ni remplacées. Puis à force de jouer avec quatre cordes, comme sur un banjo, il a acheté celui qui lui faisait de l’œil sur une brocante. Et n’a plus jamais joué de guitare depuis. Quand, en 2013, Florent a eu envie de monter un groupe, il a appelé un ami d’enfance (Julien Michel) à la batterie et un joueur de tuba (Thomas Sabarly) pour faire la basse. Puis ils ont trouvé un nom qui ne veut rien dire, Gliz. Et ont commencé à se rôder, à s’alchimer, en jouant sans amplification des musiques que d’autres avaient jalonnées avant eux. Mais jamais toutes en même temps. Et jamais comme eux. Passé à l’électricité (Florent est allé rechercher ses pédales d’effets au grenier, et ils en ont même mis sur le tuba), Gliz s’auto-définit comme un power-trio. Banjo-tuba-batterie. Et même un power-triangle, dont les trois côtés défient les lois de la géométrie, en reliant heavy-blues progressif façon Led Zep, lyrisme pop à la Radiohead et errances country-gothiques comme chez 16 Horsepower. Le tout, rappelons-le, sans guitare ni basse. Les membres de Gliz ont remarqué un truc : à la fin de leurs concerts, des gens viennent souvent leur dire qu’ils sonnent comme des groupes qu’eux n’ont jamais écouté. La phrase qui suit est absurde : Gliz est un groupe qui fait comme les groupes qui ne font pas comme les autres. Ils n’ont pas la prétention de réinventer le rock, mais au moins la rage et l’ambition d’en jouer autrement.

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